_ Chapitre 21 _

_ Asseyez-vous, proposa Robert en désignant l'un des deux fauteuils devant sa table de travail et en prenant place dans l'autre.

Cette pièce vert sombre, aux murs couverts de rayonnages, était celle que Robert préférait dans la maison. C'était son repaire.

Il devinait ce qui allait arriver. Tom allait lui demander la main de Sandy – même si, selon lui, il était bien trop tôt pour savoir si leur relation était sérieuse.

_ Monsieur, vous avez une fille adorable, commença Tom.
_ En effet, approuva Robert en croisant les mains.

Il n'avait pas l'intention de lui faciliter les choses. Si ce garçon voulait Sandy, il allait falloir qu'il se donne du mal.

_ Je me suis beaucoup attaché à elle.
_ Attaché ? répéta Robert en haussant les sourcils, surpris.

Tom déglutit avant de reprendre :

_ Plus qu'attaché. Je... je... pense que c'est la femme la plus merveilleuse qui soit. Je suis fou d'elle.

Il n'avait pas dit qu'il l'aimait. Cela dit, le verbe aimer n'était pas un mot que Robert employait très facilement non plus.

_ Et... et je voudrais vous demander sa main.

Robert le fixa longuement.

_ En avez-vous parlé avec Sandy ? finit-il par demander.
_ Oui.
_ Et qu'a-t-elle répondu ?
_ Oui.
_ Dans ce cas, quoi que je dise, cela n'aura pas vraiment d'importance, n'est-ce pas ?

Il avait parlé d'un ton caustique et rude – bien plus rude qu'il ne l'aurait souhaité. D'ailleurs, ces temps-ci, tout ce qu'il disait sonnait ainsi.
Tom marqua des points à ses yeux en gardant son sang-froid.

_ Non, admit-il calmement, mais j'aimerais sincèrement avoir votre approbation. Cela compte beaucoup pour Sandy.
_ Et Sandy compte beaucoup pour moi.
_ Je le sais, monsieur.

Robert appuya au dossier de son fauteuil, pianota du bout des doigts sur le plateau en chêne de sa table, tout en rivant sur lui ce regard scrutateur qui avait fait trembler tant d'avocats.
Tom le soutint sans ciller.

_ Depuis combien de temps la connaissez-vous ? demanda Robeert.
_ Depuis assez longtemps pour savoir que je ne peux pas vivre sans elle.

Robert avait l'habitude d'interroger des gens. Il connaissait tous les signes qui trahissaient les mensonges – les expressions fugitives qui passaient sur le visage, les yeux qui se détournaient un instant, les doigts qui se crispaient, les pupilles qui se dilataient imperceptiblement. Tom n'en présentait aucun.

_ Et elle ressent la même chose que vous ?
_ Je l'espère, monsieur.

Là encore, il ne décela aucun signe de mensonge.

_ Vous avez de la peine que la mère du bébé soit morte ? s'enquit-il.
_ Pour tout dire, pas vraiment. Je suis désolé qu'elle soit morte, bien sûr, mais notre relation n'a jamais été très intense, et c'était terminé depuis plus d'un an.
_ Vous voulez épouser Sandy parce que vous avez besoin d'une mère pour votre enfant ?

Un léger malaise passa brièvement sur le visage de Tom. Il décroisa les jambes, et changea de position. Cependant, quand il répondit, ce fut en regardant Robert dans les yeux.

_ Sans aucun doute, c'est un plus, admit-il. Pour Sandy, comme pour Isabelle et moi. Il est également certain que, à cause du bébé, les choses sont allées plus vite que si les circonstances avaient été différentes. Mais Sandy et moi...

Il hésita un instant. Robert le vit avaler sa salive.

_ Enfin, il y a bien lus entre nous que ma fille, conclut-il.

C'était vrai, Robert les avait vus s'embrasser au restaurant. Il existait indéniablement une alchimie entre cet homme et sa fille.

_ J'ai cherché des renseignements sur vous sur Internet, déclara Robert. Vous réussissez admirablement dans votre métier, et votre vie sociale semble être des plus animées. Vous avez été élu l'un des plus beaux partis de Berlin. On vous a souvent vu dans les pages people en compagnie de femmes superbes – des mannequins, des actrices, etc. Sandy est adorable, poursuivit Robert. Pour moi qui suis son père, c'est la fille la plus merveilleuse du monde, mais je ne peux pas ne pas remarquer qu'elle n'a pas le genre glamour qui avait votre préférence autrefois.
_ C'est l'une des raisons pour lesquelles j'ai envie de l'épouser, répondit Tom en hochant la tête.
_ Je dois dire que je trouve un peu curieux que l'un des plus beaux partis de la région ait recours à un service de rencontres sur Internet, observa Robert.

Tom détourna le regard et changea de nouveau de position dans son fauteuil.

_ Cela n'a rien d'anormal si l'on cherche à rencontrer une femme différente de celles que l'on côtoie habituellement.

Manifestement, le sujet le mettait mal à l'aise. Robert poursuivit donc dans cette voie.

_ Qu'est ce qui vous a donné envie de rencontrer une femme différente ?
_ Eh bien, j'en avais assez des conversations superficielles et des petits jeux de séduction.
_ Êtes-vous prêt à vous consacrer à une seule femme ?
_ J'épouse Sandy avec la ferme intention de lui rester fidèle tout au long de notre mariage.

L'instinct de Robert lui soufflait que la réponse de Tom avait été préparée à l'avance. Cela dit, c'était une question à laquelle tout homme raisonnable devait s'attendre de la part de son futur beau-père. Le père de Marie la lui avait d'ailleurs posée, trente-sept ans plus tôt.

Ce souvenir s'imposa brutalement à lui. Il était mort de trac, mais tellement amoureux qu'il aurait affronté le diable en personne pour gagner la main de Marie.

La nostalgie et la tristesse l'envahirent. Où étaient passées toutes ces années ? Elles s'étaient écoulées si vite, occupées par le travail et mille choses qui ne semblaient plus si importantes que cela aujourd'hui.

Il força ses pensées à revenir à Tom.

Rien dans ses réponses ne semblait indiquer qu'il mentait. Pourtant quelque chose ne collait pas. Bah... que pouvait-il y faire, de toute façon ? Sandy avait trente et un ans. Quoi qu'il dise, elle ferait ce qu'elle voudrait. Il n'avait plus d'autorité sur sa vie depuis des années.

Il avait pourtant l'impression que, hier encore, elle était cette petite fille avec des n½uds dans les cheveux, qui le suppliait de la pousser sur la balançoire dans le jardin, de l'emmener au zoo, de lui apprendre à pêcher.

Dire que la plupart du temps, il était trop occupé pour accepter ! Son travail lui avait pris tout son temps, toute son énergie, avait absorbé toutes ses pensées. « Plus tard, lui disait-il toujours. Quand je serais moins débordé au bureau. »

Désormais, il n'était plus débordé, depuis qu'il avait été mis à la porte. Son travail était le symbole de sa réussite. Maintenant qu'il en était privé, que lui restait-il ? Que restait-il de lui ?

Rien. Rien que des regrets.

Il poussa un profond soupir. Sandy n'avait sans aucun doute pas besoin de sa permission, mais elle désirait peut-être encore son approbation. C'était le moins qu'il puisse faire pour elle, même s'il avait un étrange pressentiment au sujet de ce jeune homme qui la demandait en mariage.

_ Vous me donnez votre parole que vous ferez tout ce qui est en votre pouvoir pour rendre Sandy heureuse ? lui demanda-t-il.
_ Oui, monsieur.
_ Dans ce cas, dit-il en se levant et en lui tendant la main, félicitations.
_ Merci.

Le soulagement se peignit sur le visage de Tom, qui se leva à son tour, et lui serra la mains.

_ Quand vous souhaiterez-vous annoncer la nouvelle ?
_ Pendant le dîner, si cela vous convient.
_ Bonne idée. Juste avant le dessert, alors.

Au même instant, Marie passa la tête dans la pièce.

_ Ah, vous voilà ! Je me demandais où vous étiez passés, tous les deux. Nous sommes presque prêts à nous mettre à table.

Tom se dirigea vers la porte. Il semblait presser de s'échapper.

_ Je vais voir si Sandy a besoin d'aide pour s'occuper d' Isabelle, annonça-t-il.
_ Le bébé dort déjà, répondit Marie. Sandy est dans le patio avec oncle Chuck.
_ Dans ce cas, je vais voir si elle a besoin d'aide pour s'occuper d'oncle Chuck.
_ Le bébé est beaucoup plus facile, le prévint Marie en riant.

Elle avait un rire merveilleux, songea Robert. Un rire doux et musical, léger comme l'air. Autrefois, il résonnait sans arrêt dans la maison. Qu'était-il donc devenu ?

C'était à cause de lui qu'il s'était tu. Lui qui, avant, aimait tant la faire rire ne semblait plus capable que de la faire pleurer.

Elle tourna les talons et sortit.

_ Marie, tu as un moment ? lança-t-il.
_ Pas tout de suite, mon chéri. Il faut que j'aille sortir les petits pains du four, sinon ils vont brûler.

Robert se retourna vers la fenêtre. Son regard s'arrêta sur le chêne rouge au milieu de la pelouse. Quand il l'avait planté, une trentaine d'années plus tôt, il était un vigoureux jeune homme, alors que l'arbre n'était qu'une pitoyable brindille. Aujourd'hui, l'arbre commençait à être grand et fort, et c'était lui, Robert, qui était pitoyable.



__________


Alors, cette demande ?

Merci pour vos commentaires qui m'ont beaucoup motivés *__*
Alors, chère lectrices & lecteurs [ scuzez-moi de vous avoir oublié la dernière fois Will & Tim ], j'vous en prie, mettez-vous à vos commentaires, puisque j'aurai peut-être une suite pour vous dans 2 semaines . .
.

Sur ce, chères ami(e)s, je m'en vais à l'aéroport chercher une Patate x)

# Postato mercoledì 02 luglio 2008 16:51

Modificato giovedì 03 luglio 2008 08:24

News . . .

EDIT : J`suis désolée, j`ai du partir en vitesse à l`aéroport, & j`ai oublié ma clé USB qui contenait la suite de l`histoire . . . J`suis vraiment désolée . . .

Sinon, en deux mots, le festival de Monaco était magnifique & parfait. Tandis que celui de Werchter était bof . . . Ils ont chantés en Anglais ces bouffons !



RE-EDIT : Pour ceux qui liront ceci, pourront peut - être si ils ont la foi, de lire la suite dans la nuit, ou l'aube du 25 Juillet . . . =)

# Postato martedì 15 luglio 2008 06:32

Modificato giovedì 24 luglio 2008 17:07

_ Chapitre 22 _


Dès que Sandy se rassit à table après avoir aidé à servir le dessert et le café, Robert tapota sa cuillère contre son verre pour faire taire les conversations et se leva. Le c½ur de Sandy se mit à battre la chamade.

_ J'ai gardé cette nouvelle pour le dessert comme on garde le meilleur pour la fin, annonça-t-il.

Un murmure d'excitation courut autour de la grande table.

_ Tom a quelque chose à vous annoncer, ajouta-t-il.
_ En fait, précisa Tom en se levant et en prenant Sandy par la main, c'est Sandy et moi qui avons quelque chose à vous dire.

Elle avait l'estomac noué par le trac.
Tom marqua une pause et lui sourit comme un homme amoureux. Elle avait beau savoir qu'il jouait la comédie, elle ne put empêcher son c½ur de faire un bond dans sa poitrine.

_ Sandy a accepter de m'épouser.
_ Ô mon Dieu ! s'exclama Marie en portant les mains à ses joues. Oh ! C'est merveilleux !

Un bourdonnement de commentaires salua la nouvelle.
Tom se racla la gorge. Le silence se fit de nouveau.

_ J'ai demandé la main de Sandy à M. Stedquest, et il m'a donné sa bénédiction.

Tous les convives applaudirent. Tom attendit qu'ils aient fini pour se tourner vers Sandy.

_ Alors, j'ai quelque chose à te donner pour officialiser nos fiançailles, dit-il en passant au tutoiement, comme ils avaient décidé de le faire en public, par souci de crédibilité.

Il tira de sa poche un petit écrin en velours noir. Comme Sandy restait figée, il l'ouvrit et en sortit une bague étincelante. Puis il prit la main gauche et lui passa le bijou à l'annulaire.

Elle baissa les yeux vers sa main tremblante et découvrit un solitaire, énorme et scintillant. Elle avait beau sentir la bague sur son doigt, elle avait l'impression de regarder la main d'une autre femme.

Elle dut rester bouche bée un moment, car sa tante Lou lança :

_ Eh bien, tu es devenue muette ?
_ Je... je ne sais pas quoi dire, bredouilla-t-elle. Je suis sous le choc.
_ Tu as déjà dit tout ce qui comptait quand tu as accepté de m'épouser, assura Tom avec un sourire. Et j'espère que cette bague t'empêchera de changer d'avis.
_ M... merci, murmura-t-elle.
_ Alors, embrassez-vous, enfin ! s'exclama sa grande tante Sophie.

Sandy se tourna vers Tom et lui passa maladroitement les bras autour du cou. Il fit le reste. Elle avait parfaitement conscience de la bonne douzaine de paires d'yeux rivés sur elle ce qui ne l'empêcha pas de frissonner sous ce baiser.

Un tonnerre d'applaudissements éclata. Puis la mère de Sandy vint les serrer dans ses bras tour à tour, Tom et elle. Son père se leva également pour l'embrasser, suivi du reste de la famille qui poussa des « Oh ! » et des « Ah ! » en admirant la bague.

Il fallut plusieurs minutes pour que l'excitation retombe et que tout le monde reprenne sa place à table.

_ Voilà qui mérite un toast, déclara oncle Chuck.
_ À Sandy et à Tom ! déclara son père en levant son verre. Puisse leur mariage être long et heureux.
_ Mariage ! Bravo ! s'écria oncle Joe.

Un mariage long et heureux. L'énormité de son mensonge la frappa de plein fouet. Elle trompait les gens qui l'aimaient le plus en leur faisant croire que Tom et elle s'engageaient pour la vie. La culpabilité pesa soudain sur ses épaules.

Les verres tintèrent. Sandy se força à trinquer avec Tom, puis avec les convives les plus proches. Elle but une petite gorgée de vin. Les félicitations continuaient à déferler sur eux.

_ Marie, on dirait que tu as un mariage à organiser, remarqua tante Lou.
_ En effet, répondit sa mère, le regard brillant d'excitation. Voyons... nous sommes fin mars. Si nous nous mettons au travail tout de suite, tu pourras te marier cet automne.

Tom jeta un coup d'½il inquiet à Sandy.

_ Oh ! Nous ne voulons pas attendre, dit-elle vivement. Nous souhaitons nous marier tout de suite.
_ Tout de suite ? Mais organiser un mariage prend du temps ! protesta Marie.
_ Nous voulons faire les choses simplement, expliqua Sandy.
_ Même un mariage très simple demande pas mal d'organisation.
_ À vrai dire, nous pensions simplement aller à la mairie la semaine prochaine, intervint Tom.
_ Vous ne pouvez pas faire cela, s'exclama Marie. Vous rappeler le jour de votre mariage sera une joie toute votre vie. Il vous faut des souvenirs à revivre à chaque anniversaire, des photos à montrer à vos enfants et petits-enfants.

Un murmure approbateur salua cette déclaration.

_ Pourquoi vous presser à ce point ? demanda Dan. Vous ne vous connaissez pas depuis si longtemps que cela.
_ Peut-être qu'il y a un polichinelle dans le tiroir, suggéra oncle Chuck.

Tante Lou lui donna un grand coup de coude.

_ Aïe !
_ Aïe ! lança oncle Joe. Bravo !

Le silence se fit. Tout le monde se tourna vers Sandy. Sa famille croyait qu'elle était enceinte. Elle se sentit rougir.

_ Non ! s'écria-t-elle. Je ne... Enfin, il n'y a pas de raison que... je ne...

Elle se tourna vers Tom d'un air suppliant.

_ Nous n'attendons pas d'enfant, si c'est ce que vous voulez dire, déclara-t-il. Mais nous sommes pressés à cause du bébé.
_ Le bébé de Tom a besoin d'une mère, confirma-t-elle en hochant la tête. Nous avons envie de former une famille le plus vite possible.
_ Mais un mariage est un événement unique dans une vie, intervint Marie. Et tu es ma seule fille, Sandy. Ton père et moi avons toujours rêvé de t'offrir un beau mariage.

Que répondre à cela ? Elle se sentait de plus en plus coupable.

_ Mais nous sommes si pressés, protesta-t-elle faiblement.
_ Si vous pouviez attendre deux semaines, insista Marie, je crois que je me débrouillerai. Peut-être même ici. On installerait des tentes dans le jardin.
_ Ce serait charmant, murmura tante Lou.
_ Charmant, confirma tante Sophie.
_ Charmant ! Bravo ! répéta oncle Joe.
_ Je ne veux pas que vous vous donniez trop de mal, ni que vous fassiez trop de dépenses, dit Sandy.

Surtout pour un mariage qui allait durer si peu de temps, ajouta-t-elle in petto.

Son père se hérissa.

_ L'argent n'est pas un problème, déclara-t-il fermement. J'économise pour ton mariage depuis que tu es petite fille.

Non seulement elle brisait le c½ur de sa mère, mais voilà que, en plus, elle offensait son père. Il avait toujours mis un point d'honneur à subvenir aux besoins de sa famille, et maintenant il pensait sans doute qu'elle insinuait qu'il n'avait pas les moyens de lui offrir un beau mariage.

Quelle situation impossible ! Elle ne voulait pas décevoir ses parents, mais elle ne voulait pas non plus qu'ils investissent trop de temps et d'argent dans un mariage bidon.

Mais ils ne sauraient jamais qu'il était bidon. Elle n'avait pas l'intention de leur révéler la vérité au sujet de son arrangement avec Tom.

Elle observa tour à tour ses parents assis aux deux extrémités de la table. Le visage suppliant de sa mère, le regard chargé d'amour de son père... Elle avait toujours su que son mariage serait important pour eux, mais elle ne s'était pas rendu compte à quel point. Cette découverte accentuait encore son sentiment de culpabilité.

Elle regarda Tom.

_ Du moment que cela peut se faire d'ici à deux semaines, lui murmura-t-il à l'oreille en se rapprochant d'elle, je veux bien que ce soit au zoo dans la cage aux lions.

Elle lui répondit par un sourire reconnaissant. Puisque ses parents semblaient tant souhaiter lui offrir un beau mariage, autant leur faire plaisir.

_ D'accord, dit-elle à sa mère. Si tu penses que tu peux tout organiser en deux semaines, nous serons vraiment très heureux de nous marier ici.

Le visage de sa mère s'illumina, son père sourit, et tout le monde applaudit.

_ Buvons aux futurs mariés, proposa oncle Joe.
_ Buvez, lui chuchota Tom avec les plus sexy des sourires. J'adore l'effet qu'ont les toasts sur vous.

Sandy leva de nouveau son verre. Que diable venait-elle de faire ?




__________


Alors . . . ? Qu'en pensez - vous ?
Comment est - ce que vous verriez le mariage ?

# Postato sabato 26 luglio 2008 14:04

Modificato sabato 26 luglio 2008 14:54

_ Chapitre 23 _

_ Alors, Tom, que pensent vos parents de tout cela ? lui demanda Marie quand tout le monde se rendit dans le salon, une fois la table débarrassée.
_ Je ne leur ai encore rien dit. Nous voulions d'abord, en parler avec vous, précisa-t-il en regardant Sandy, qui s'était assise à côté de lui sur le canapé.
_ Dans ce cas, il faut que vous les appeliez tout de suite. Et vous me donnerez leur numéro, afin que nous puissions nous contacter pour coordonner les choses.

Il sentit un filet se sueur glacée lui couler dans le dos.

_ Coordonner quelles choses ? s'enquit-il.
_ Eh bien, mais le dîner de répétition, la façon dont nous allons nous habiller...

Marie pensait-elle que ses parents allaient venir au mariage ? Il fallait étouffer cette idée dans l'½uf.

_ Mes parents sont divorcés, et ils habitent loin. Je ne pense pas qu'ils pourront venir.

Elle ouvrit de grands yeux stupéfaits.

_ Ils ne viendraient pas au mariage de leur propre fils ?
_ Le délai est très court, fit-il. Je suis sûr qu'ils ont déjà des choses prévues...
_ Raison de plus pour les appeler tout de suite. À mon avis, ils n'hésiteront pas à modifier leur programme.

La situation commençait à lui échapper. Il n'avait pas l'intention d'inviter ses parents – ni personne d'autre – à son mariage. D'ailleurs, il n'avait pas prévu ce genre de mariage. Il pensait que Sandy et lui se contenteraient de remplir les formalités légales sans faire toutes ces histoires.

_ Malheureusement, fit-il, mes parents ne s'entendent pas. Il ne supportent pas de se trouver dans la même pièce.
_ Je suis sûre qu'ils pourront mettre leurs différends de côté le temps d'une journée, affirma Marie.

« S'ils étaient capables de mettre leurs différends de côté, songea-t-il, ils l'auraient fait pour Noël, pour mon anniversaire, pour la remise des diplômes. »

_ D'ailleurs, poursuivit Marie, un mariage est une excellente occasion de se réconcilier.

Dans le cas de ses parents, ce serait plutôt l'occasion d'un double homicide.

_ Appelez-les, insista-t-elle. Je pense qu'ils vous surprendront.

Elle était vraiment tenace...

_ Entendu. Mais ne vous faites pas trop d'illusions.
_ Parfait, répondit Marie. Vous voulez bien le faire ce soir ou demain matin ? Ainsi, nous pourrons nous téléphoner demain après-midi.

Tom regarda Sandy, qui haussa les épaules d'un air d'impuissance.

Bon sang, cela devenait sérieusement casse-pieds. La seule idée d'un grand mariage lui faisait horreur. Quand à la perspective de voir ses parents réunis, il la redoutait plus que tout. La dernière fois que c'était arrivé, c'était lors de la remise des diplômes, à l'age de douze ans.

Ce souvenir lui nouait encore l'estomac. Après la cérémonie, lorsqu'ils étaient allés dîner tous les quatre, sa mère avait fait comme si son père n'était pas là. Comme s'il était invisible. Comme si elle n'entendait pas ce qu'il disait.

Au début, son père avait paru désappointé. Mais peu à peu, la colère l'avait gagné, et il avait fini par se lever de table.

_ Je ne peux pas en supporter davantage, avait-il dit d'une vox basse et froide. Tom, Bill, félicitations. Je suis très fier de vous. On s'appelle.

Il était parti. Dès qu'il était sorti de la salle, sa mère avait fondu en larmes.

Il aurait préféré affronter une meute de loups enragés plutôt que de se retrouver dans cette situation. Aussi, il espérait de toutes ses forces que son père et sa mère allaient décliner l'invitation.




_ Bonsoir, lança Marie sur le pas de la porte, tandis que sa tante Sophie – la dernière à partir, comme toujours – démarrait au volant de sa Cadillac. Soyez prudents sur la route !

Quand elle eut refermé la porte, Robert poussa un soupir de soulagement, regagna le salon, prit un journal et s'installa dans son fauteuil.

Marie se laissa tomber dans le fauteuil à côté du sien.

_ Je suis si heureuse pour Sandy ! dit-elle.
_ Tu ne trouves pas que ces fiançailles sont un peu précipitées ?
_ Pas vraiment. Tom a dit qu'ils communiquaient sans arrêt par e-mail depuis des mois. On peut réellement faire connaissance rien qu'en correspondant. Tu t'en souviens ?

Oh, oui, il s'en souvenait ! Quand il avait rencontré Marie, il était jeune soldat, en garnison en Allemagne. La paroisse de Marie avait organisé une campagne de soutien aux troupes par correspondance, et il avait reçu un mot d'elle qui commençait par « Cher soldat ».

_ Si c'était un autre soldat qui avait reçu ma lettre, nous ne serions pas en train de parler du mariage de notre fille, remarqua-t-elle.

Combien de fois, depuis toutes ces années, avait-il remercié sa bonne étoile de cet heureux hasard ! Mais aujourd'hui, cette conversation le mettait mal à l'aise. S'ils commençaient à faire les sentimentaux, cela finirait au lit, et... Le souvenir de ses dernières tentatives dans ce domaine l'emplissait de honte. Il hocha la tête, chaussa ses lunettes de lecture et ouvrit le journal.

_ Tu te souviens, quand nous nous sommes enfin rencontrés ?
_ Bien sûr.

Il n'avait aucune envie de se le rappeler. S'il entrouvrait seulement la porte, les souvenirs allaient affluer. Et à la lumière du passé, le présent aurait un goût encore plus amer.

Le silence s'installa entre eux. Robert tournait les pages sans parvenir à se concentrer.

_ T'est-il déjà arrivé de regretter que ce ne soit pas un autre soldat qui ait reçu ma lettre ? demanda doucement Marie.
_ Quoi ?
_ Si quelqu'un d'autre l'avait reçue, nous ne nous serions sans doute jamais rencontrés. Regrettes-tu parfois que cela ne se soit pas passé ainsi ? ajouta-t-elle d'une voix cassée.
_ Enfin, Marie, fit-il en baissant son journal, qu'est ce que c'est cette question ?
_ Une question directe.

Il referma le journal d'un geste sec.

_ Non, riposta-t-il, absolument pas. C'est une question tordue. Quoi que je réponde, ce ne sera pas ce qu'il faut.
_ Ce n'est pas vrai !
_ Si. Tu essaies de me forcer à dire ce que tu as envie d'entendre.

Les yeux de Marie s'emplirent de larmes.

_ Et ça te tuerait de dire ce que j'ai envie d'entendre, pour une fois ? demanda-t-elle d'une toute petite voix, à peine plus forte qu'un murmure.

Oui, peut-être. Parce que, s'il renonçait à sa colère, s'il lui témoignait de la tendresse, elle s'attendrait qu'il lui fasse l'amour. Or il ne voulait pas leur faire revivre cette humiliation, ni à l'un, ni à l'autre.

_ Pourquoi faut-il que je te le dise ? grommela-t-il. Tu sais bien que je t'aime.
_ Non, je ne le sais pas. Je ne le sais plus.

Oh, bon sang ! Les larmes commençaient à rouler sur ses joues. Il détestait la rendre si malheureuse.

_ Marie... je suis désolé. Ce qu'il y a...

Il s'interrompit, incapable de poursuivre.

_ Il y a quoi ?

Il soupira et baissa les yeux.

_ Je ne sais pas, dit-il.

C'était un mensonge. Il n'avait pas la force de lui avouer qu'il était un raté et qu'il n'était plus utile à personne.

_ Le mariage de Sandy, reprit Marie, cela me fait penser à nous... à ce qu'il y avait entre nous. Tu te rappelle ?

Bien sûr qu'il se rappelait.

_ Ecoutes, Marie, ne le prends pas mal, mais je n'ai pas envie de remuer les vieux souvenirs. Ces idioties sentimentales me mettent mal à l'aise.
_ Les souvenirs et les sentiments ne sont pas des idioties, protesta-t-elle, le visage baigné de larmes. C'est ce qu'il y a de plus tendre en moi et tu le piétines.

Ces mots lui firent l'effet d'une gifle.

_ Marie... je suis désolé. Je ne le fais pas exprès.

Elle s'essuya le visage du revers de la main et le regarda tendrement. Elle était toujours si prompte à lui pardonner... Trop prompte.

_ Autrefois, reprit-elle, nous parlions, nous partagions les choses. Tu ne m'as même pas dit que Tom t'avait demandé la main de Sandy.
_ J'ai essayé, mais il fallait que tu ailles t'occuper de tes fichus petits pains.
_ Tu aurais pu me suivre dans la cuisine.

Alors, ils en étaient là ? Il fallait qu'il la suive partout comme un petit chien ?

_ Nous avons passé de bons moments dans la cuisine, tu t'en souviens ? dit-elle avec un sourire doux.

Là, c'était un coup bas. Comment aurait-il pu ne pas se rappeler ? Avant d'avoir des enfants, il leur arrivait de faire des descentes nocturnes dans le réfrigérateur, affamés après avoir fait l'amour comme des fous.

Les souvenirs déferlèrent en lui en Technicolor. Ils lui perçaient le c½ur.
Et voilà qu'en y songeant, il avait de nouveau du mal à respirer.
Elle dut le sentir, car elle se leva et s'approcha de lui en défaisant le premier bouton de sa robe.

_ Nous pourrions aller dans la cuisine maintenant, suggéra-t-elle d'une voix câline, et nous mijoter quelque chose...

Il en avait envie. Punaise, qu'il en avait envie !! Mais, il ne pouvait supporter l'idée d'un échec. D'un autre échec. Depuis quand était-il devenu aussi lâche ? Il ne le savais pas, mais une chose était sûre : il ne pouvait pas prendre le risque que Marie le découvre.

_ Non, je n'ai pas envie d'aller dans la cuisine, grommela-t-il. C'est justement la cuisine, le problème. Tu y passes tant de temps pour ton travail que tu n'es disponible pour rien d'autre. Tu as envie de savoir pourquoi je ne te dis rien ? C'est parce que tu n'es jamais là. Et les rares fois où tu es à la maison, tu es tellement préoccupée par tes petits pains, tes programmes, ton organisation que c'est comme si tu n'étais pas là.

La douleur déforma le visage de Marie. Sa main se figea sur le deuxième bouton de sa robe.

Débordé par ses émotions, Robert avait le sentiment de perdre le contrôle de la situation, d'aller droit vers la catastrophe. Il se leva, jeta le journal et se dirigea vers la porte.

_ Où vas-tu ? demanda-t-elle.
_ Je sors.
_ Quand rentreras-tu ?
_ Je ne sais pas. Ne m'attends pas.

Sur ce, il prit son coupe-vent et sortit en claquant la porte. Il avait horreur de la faire souffrir, horreur de l'homme qu'il était devenu. Et le pire, c'était qu'il n'y pouvait rien.




_________


Si je n'ai pas trop mal à ma main, je vais continuer à écrire ce soir, =).
Donc, . . . Hum . . . Motivez - moi ! =D
Shake kisses ! x)




Samedi 16 aout,
Mon chien est mort aujourd'hui . . .
Je sais pas pourquoi je l'écris . . .
Mais j'en ai besoin .
J'ai mal =_=
Mais la vie ne représente que quelques minutes dans l'étaernité .

# Postato lunedì 11 agosto 2008 06:55

Modificato sabato 16 agosto 2008 12:10

_ Chapitre 24 _

Arrêté à un feu, Tom surprit Sandy à regarder la bague qu'elle portait au doigt.

_ Elle vous plaît ? demanda-t-il.
_ Je l'adore ! répondit-elle avec une joie sans réserve qui le ravit. Vous n'auriez pas dû, ajouta-t-elle. Elle vous a sûrement coûté une fortune, et comme nous n'allons être mariés que pour une courte période...
_ Vous vouliez que vos parents croient à un vrai mariage, lui rappela-t-il. De quoi aurais-je eu l'air si je ne vous avais pas offert de bague de fiançailles ?
_ Vous avez dépensé des milliers d'euros pour impressionner mes parents ?

Il haussa les épaules.

_ Vous avez accepté beaucoup de sacrifices en devenant la mère de ma fille et en m'épousant, alors... Enfin, je ne pouvais pas faire moins que vous offrir une bague.

Il reporta son attention sur la route, mais il sentit la chaleur du regard de Sandy sur son visage.

_ C'est vraiment très gentil, dit-elle. Je vous la rendrai quand nous divorcerons.
_ Elle est à vous.
_ Mais...
_ Je tiens à ce que vous l'ayez, déclara-t-il fermement.

Après tout, il la privait de tous ses rêves romantique avec ce simulacre de mariage. S'il ne pouvait lui offrir une bague qu'elle garderait.

_ Merci mille fois, dit-elle en souriant de nouveau. Au fait, ma famille vous a trouvé très sympathique.
_ Je ne suis pas sûr que votre père m'ait apprécié, répondit-il en démarrant quand le feu passa au vert. Pendant un moment, j'ai cru qu'il allait non seulement me refuser votre main, mais aussi m'accuser de je ne sais quel crime.
_ Pourquoi ? Qu'a-t-il dit ?
_ Ce n'est pas précisément une chose qu'il a dite. Sa façon de me regarder, plutôt, comme s'il avait l'impression que j'allais voler l'argenterie. Quant à votre frère, il m'a interrogé comme un suspect dans une affaire de meurtre.
_ Je vous avais prévenu.
_ Je pense que, l'un comme l'autre, ils doivent se douter de quelque chose, reprit Tom. Si vous voulez qu'ils croient que nous nous connaissons depuis un moment, il va falloir que j'en sache un peu plus sur vous.
_ Par exemple ?
_ Eh bien, votre frère a dit qu'il ne voulait pas vous voir souffrir encore...
_ Punaise ! fit-elle.
_ Alors, qui vous a fait souffrir ?
_ Quand ?
_ Parce qu'on vous a fait souffrir plusieurs fois ?
_ Je n'ai pas très bon goût en matière d'hommes, dit-elle.
_ Vous avez envie de m'en parler ?
_ Non. Mais il faut sans doute que je le fasse, parce que ma famille risque d'aborder de nouveau le sujet.

Voilà qui promettait d'être intéressant... Du coin de l'½il, il la vit tortiller la bandoulière de son sac sur ses genoux. Puis elle prit une profonde inspiration.

_ Je ne suis sortie avec aucun garçon au lycée, ni à la fac. J'étais donc assez naïve quand j'ai rencontré Joe.

Il haussa les sourcils surpris.

_ Pourquoi n'êtes-vous sortie avec personne avant ?
_ Parce que personne ne me l'a demandé.
_ Vous plaisantez ? répliqua-t-il, intrigué. J'aurai cru que les garçons se battaient pour sortir avec vous.
_ Loin de là, fit-elle, gênée.
_ Comment est-ce possible ?
_ J'avais des problèmes de poids, expliqua-t-elle, sans le regarder. Je pesais trente kilos de plus qu'aujourd'hui. Avant que je mincisse, les garçons ne s'intéressaient pas à moi.

Tom ne savait que dire. Il tenta de l'imaginer avec trente kilos en plus, sans y parvenir.

_ Les gens traitent les gros comme s'ils étaient invisibles, ou alors ils se moquent d'eux, poursuivit-elle. Pour me consoler, je mangeais, ce qui ne faisait qu'aggraver le problème.

Tom la regarda brièvement en changeant de file.

_ Vous aurez peut-être remarqué qu'il n'y a pas de photos de moi chez mes parents.
_ Maintenant que vous le dites... c'est vrai.
_ C'est parce que je ne laissais personne me prendre en photo. Lorsque mon frère s'est marié, il y a sept ans, un vidéaste et un photographe ont réalisé des images de l'évènement. Comme j'étais demoiselle d'honneur, je n'ai pas pu y échapper. J'étais sur toutes les photos, j'apparaissais souvent dans le film... énorme. Quand je me suis vue, j'ai pleuré. Je me détestais. Alors, j'ai compris que si je voulais vivre une vraie vie, il fallait que je maigrisse.
_ Qu'avez-vous fait ?
_ Ce que j'aurais dû faire depuis des années : je me suis inscrite à un groupe de soutien, j'ai commencé à faire du sport et j'ai entamé un régime. Cela m'a pris près de neuf mois, mais j'ai fini par perdre du poids.
_ Bravo ! Vous avez dû être vraiment contente.
_ Ça m'a fait bizarre. J'étais toujours la même personne à l'intérieur, mais soudain les gens me traitaient différemment. Surtout les hommes.

En s'arrêtant au feu suivant, Tom la regarda. Elle avait la bouche pincée et le regard triste, perdu au loin.

_ Je suis tombée très amoureuse du premier homme avec qui je suis sortie, reprit-elle en tordant la bretelle de son sac de plus en plus fort. Joe. C'était un vrai charmeur ; il présentait bien, il connaissait une belle réussite professionnelle et il était très beau. Comme il habitait à Düsseldorf, je ne le voyais qu'une semaine sur deux environ, quand ses affaires l'amenaient à Berlin. Un week-end, j'ai voulu lui faire la surprise de venir à Düsseldorf. Ça, pour le surprendre, je l'ai surpris. Et j'ai aussi beaucoup surpris sa femme.

Un rictus d'énervement se dessina sur le visage de Tom.

_ Ce fut horrible. Jamais, au grand jamais, je ne serais sortie avec un homme marié. Surtout un homme marié avec de jeunes enfants. Alors, vous imaginez ce que j'ai ressenti quand c'est une femme avec un bébé dans les bras et une petite fille de deux ans qui m'a ouvert la porte.

Elle esquissa un rictus bien trop triste pour être un sourire.

_ Je n'ai pas compris tout de suite. Comme une idiote, j'ai dit : « J'ai dû me tromper ; je cherche la maison de Joe Thornton. » Et là, elle a répondu que c'était bien là et qu'elle était Mme Thornton.

Tom siffla doucement.

_ Qu'avez-vous dit ?
_ J'ai bredouillé des excuses et j'ai tourné les talons. Mais la femme a voulu savoir qui j'étais, pourquoi je cherchais Joe, comment je le connaissais. C'est alors qu'il est venu voir ce qu'il se passait. Je me suis mise à pleurer et... et ç'a été un désastre. C'était lui qui avait menti, et pourtant, c'était moi qui me sentais coupable.
_ Oh ma pauvre...

Vu la haute idée qu'elle avait du mariage, cela avait dû lui faire un choc terrible.

_ C'était affreux, poursuivit-elle. Sa femme m'a accusée, puis elle est devenue un peu folle. Elle s'est mise à m'appeler à Berlin en pleine nuit. Au début, elle raccrochait aussitôt, puis elle a commencé à m'insulter.

Elle regarda ses mains entortillées dans la bretelle de son sac.

_ Je ne savais pas quoi faire, alors j'ai été voir mon frère. Il avait un ami policier à Düsseldorf, qui est allé la prévenir que je porterai plainte contre elle pour harcèlement si elle n'arrêtait pas.
_ Et elle a arrêté ?
_ Oui, répondit-elle avec un petit sourire. Et depuis, Dan a tendance à toujours vouloir me protéger.

Voilà pourquoi il l'avait soumis à un tel interrogatoire, conclut Tom.

_ Ensuite, je suis restée un moment sans avoir envie de fréquenter quelqu'un, ajouta-t-elle après un silence.
_ J'imagine.
_ Deux ans plus tard, j'ai rencontré Peter. Nous sommes sortis ensemble six mois, et je pensais que cela devenait sérieux entre nous. Je l'ai présenté à ma famille, et ma mère l'a trouvé formidable.
_ Alors, que s'est-il passé ?
_ Eh bien, il m'a emmenée à la fête de fin d'année de sa société. Pendant que j'étais aux toilettes, l'épouse d'un de ses collègues et une autre femme sont entrées. Ne sachant pas que j'étais là, elles se sont mises à parler de Peter. Elles disaient que c'était un vrai coureur de jupons, qui couchait avec trois autres femmes pendant qu'il sortait avec moi, et qu'elles étaient vraiment désolées pour moi parce que je ne m'en doutais absolument pas.

Tom jeta un coup d'½il à Sandy. Elle regardait droit devant elle d'un air affligé. La colère le saisit. Il n'y avait que les lâches et les crapules pour mentir à une femme en lui faisant croire qu'elle était la seule si ce n'était pas vrai.

_ Elles avaient raison, dit-elle, je ne me doutais de rien. Apparemment, j'étais la petite amie respectable, celle que Peter amenait aux réceptions professionnelles pour impressionner son patron conservateur ou quand il lui fallait une cavalière assortie à la femme de ses amis.
_ Abusé !
_ Quand je lui en ai parlé, il n'a même pas essayé de le nier. Il a dit qu'il avait besoin de mener une vie excitante et que j'étais gentille, mais...

Elle laissa sa phrase en suspens.

_ Mais quoi ? demanda-t-il.

Elle regarda de nouveau par la vitre. Quand elle parla ce fut d'une voix monocorde et blessée.




__________


Bonjouur =) !
Me revoilà pour deux jours chez moi
& me voilà reparti samedi jusqu'à lundi à Disney x)
Je profiite à max de mes vacances, comme qui dirait =]
J'espère que vous avez aimé ce chapitre .
Pleins de bisous, & . . . pleins de commentaires pour mon retour ? =$ =D
Merci Justine pour ton commentaire, que j'ai beauucouup aimé :)

# Postato domenica 24 agosto 2008 19:16

Modificato giovedì 28 agosto 2008 14:50