_ Chapitre 18 _




_ Je ne l'ai pas vue depuis des mois. C'est fini, je vous assure.
_ Ouais. Enfin, je ne suis pas sûre que vous ayez réussi à enfoncer un pieu dans le c½ur de cette relation, rétorqua-t-elle.
_ Que voulait-elle ?
_ Vous, apparemment. Elle m'a cuisinée au téléphone, et ensuite elle est venue ici. Elle vous a laissé une lettre, ajouta-t-elle en lui tendant une enveloppe.

Nom d'un chien ! songea-t-il en buvant un peu de vin.

_ Voyons... vous avez aussi reçu des appels d' Amber, de Sarah... et de Bob. Je dois dire que j'ai été un peu surprise de découvrir qu'il vous restait du temps pour des amis hommes. Ah, et votre mère à téléphoné !
_ Ma mère ? répéta-t-il inquiet. Que lui avez-vous dit ?
_ Du calme. Je ne lui ai pas parlé du bébé. Je me suis dit que vous voudriez lui apprendre la nouvelle vous-même.
_ Alors, que lui avez-vous dit ? répéta-t-il.
_ Que je gardais la maison pendant que vous étiez à Munich. Elle à l'air très sympathique ? remarqua-t-elle en reposant le bloc.
_ Tout allait bien ?

Sandy hocha la tête.

_ Elle a dit qu'elle appelait pour avoir des nouvelles, que cela faisait longtemps que vous ne vous étiez pas parlé. Vous devriez l'appeler plus souvent, conclut-elle.
_ Je sais, soupira-t-il.
_ En fait, d'après les appels que j'ai reçus, je pense que vous devriez apprendre à mieux communiquer avec les femmes qui sont dans votre vie.
_ Sandy, je n'ai actuellement de relation avec aucune de ces femmes. Je vous le jure.

C'était vrai. Cela faisait un bout de temps qu'il n'était sorti avec personne. Depuis un moment, il avait l'impression que les complications l'emportaient sur le plaisir.

_ Pour l'instant, précisa-t-il, il n'y a que deux femmes dans ma vie : Isabelle et vous. Et j'aimerais que cela reste ainsi, conclut-il en la regardant dans les yeux.

Elle but une longue gorgée de vin, puis reposa son verre.

_ Tom, il faut que nous parlions.

En général, ces mots étaient de mauvais augure.

_ De quoi ? demanda-t-il.

Elle semblait éviter son regard délibérément.

_ Je me soucie du bien-être d' Isabelle...
_ Moi aussi.

Il avait dans sa voix quelque chose qui l'inquiéta.

_ Elle va bien ?demanda-t-il. Il ne lui ai rien arrivé ?
_ Rassurez-vous, elle va bien.

Mais Sandy semblait sérieuse, sombre, même.

_ Qu'y a-t-il ? demanda-t-il avec angoisse.
_ Elle ne pleure plus quand je la prends. Elle me sourit et me tend les bras.

Le c½ur de Tom fit un bond dans sa poitrine. Etait-ce de joie ou de peur ? Il n'aurait su le dire. En tout cas, Sandy n'avait pas la tête de quelqu'un qui annonce une bonne nouvelle.

_ C'est vrai ? demanda-t-il.
_ C'est vrai, confirma-t-elle d'un air inquiet. Tom, elle commence à s'attacher à moi.

La crainte lui noua le ventre. Il avait fait un pari, et peut-être avait-il eu tord.

_ Elle a commencé à s'attacher à vous dès la première fois qu'elle a entendue votre voix à la radio, déclara-t-il.
_ Je veux dire à s'attacher vraiment, précisa-t-elle. D'une façon qui pourrait la faire souffrir si je disparaissais de sa vie.

Ô punaise ! Il ne supporterait pas l'idée que son plan se retourne contre lui – et surtout contre Isabelle.

_ Alors, il faut que vous restiez, dit-il avec espoir.
_ J'y ai beaucoup réfléchi, répondit-elle en se tordant les doigts et en évitant toujours son regard.
_ Et ? fit-il, au comble de l'angoisse.

Elle prit une profonde inspiration. Tom retint son souffle.

_ Et moi aussi, je me suis attachée à Isabelle. Je l'adore et je ne supporte pas l'idée de la quitter. Si votre offre est toujours valable, conclut-elle après une pause, j'aimerais l'accepter.
_ Bien sûr qu'elle est toujours valable ! assura-t-il, envahi par une immense joie. C'est génial ! s'exclama-t-il en traversant la cuisine pour la prendre dans ses bras et la soulever de terre.

Sandy poussa un petit cri et se cramponna à ses épaules tandis qu'il la faisait tournoyer. Il sentit son doux parfum, ses cheveux soyeux contre son cou ; il vit ses lèvres s'ouvrir sur un éclat de rire quand il la reposa à terre. La chaleur l'envahissait par tous les points de contact avec elle : ses bras autour de son cou, son ventre contre le sien, sa poitrine contre son torse. À la façon dont elle le regardait, il devina qu'elle ressentait la même chose.

Puis elle laissa retomber ses bras et s'écarta. Au prix d'un immense effort, Tom en fit autant.

_ Il y a... hum... il y a des conditions, annonça-t-elle.

Il hocha la tête en s'efforçant d'ignorer le sang qui battait violemment à ses tempes et le souvenir brûlant de son corps contre le sien.

_ Tout ce que vous voudrez.

Elle recula encore un peu.

_ D'abord, déclara-t-elle, ma famille prend le mariage très au sérieux. Mes parents seraient anéantis s'ils apprenaient que je me suis mariée avec l'intention de divorcer tout de suite après. Je préfère leur faire croire que nous avions vraiment des sentiments l'un pour l'autre, que nous avons essayé et que cela n'a finalement pas marché. C'est donc la condition numéro un : aux yeux des autres, notre mariage doit sembler réel.

C'était assez facile. Il opina du chef.

_ Pas de problème, dit-il. Moi non plus, je n'ai pas envie d'avoir à donner trop d'explications.
_ Ce qui nous amène à la condition numéro deux, continua-t-elle. Pendant que nous serons mariés, vous devrez vous conduire comme si nous étions vraiment mariés. Je ne veux pas que vous m'humiliez en couchant avec d'autres femmes.
_ Par « me conduire comme si nous étions vraiment mariée », vous voulez dire que je ne devrai coucher qu'avec vous ?

Elle lui jeta un regard qui signifiait que ce n'était pas le moment de plaisanter.

_ C'est la condition numéro trois. Nous ne coucherons pas ensemble, déclara-t-elle fermement.
_ Pas du tout ?
_ Pas du tout.
_ Donc, je ne pourrai coucher avec personne le temps que durera le mariage ?
_ Exactement.
_ Mince alors ! Cela va ressembler à un vrai mariage, en effet.
_ Je ne plaisante pas !
_ Moi non plus. Vous pensez que je vais faire v½u d'abstinence tout ce temps ?
_ C'est à prendre ou à laisser.

Il ne voulait faire ni l'un ni l'autre.

_ Voilà ce que je vous propose : je vous promet de vous être fidèle tant que nous serions mariés. Et j'accepte de n'exercer le devoir conjugal que lorsque vous m'y inviterez.
_ Lorsque je vous inviterai ? N'y comptez pas trop.
_ On verra bien. Autre chose ?
_ Oui. La condition numéro quatre, c'est que vous vous comportiez comme un mari aimant en présence de ma famille et de mes amis.

Il se rapprocha d'elle.

_ Un mari aimant qui vous enlacera, vous embrassera dans le cou...

Elle repoussa son bras.

_ D'accord, dit-il en souriant. Je crois que je pourrai faire cela. Autre chose ?
_ Oui. Condition numéro cinq : vous serez un père aimant et présent pour Isabelle. Un enfant a besoin de deux parents. Alors, ne croyez pas que vous allez vous décharger sur moi de toutes vos responsabilités parentales. Il faut que vous acceptiez de tenir une grande place dans sa vie.
_ C'est bien mon intention.
_ Tant mieux.
_ C'est tout ?
_ Oui, répondit-elle en hochant la tête, c'est tout.
_ Donc, cela veut dire que nous sommes fiancés ?

Elle se détourna, comme si cette idée la mettait mal à l'aise.

_ J'imagine que oui, admit-elle.
_ Dans ce cas, Il faut que nous portions un autre toast, décida-t-il en leur resservant du vin. À la nouvelle maman d' Isabelle !
_ La maman d' Isabelle, répéta-t-elle, émerveillée.

Le regard embué, elle fit tinter son verre contre le sien, avant de boire.
Tom le va de nouveau son verre.

_ À Isabelle, la petite fille la plus chanceuse de la terre !
_ Ça, je n'en suis pas si sûre...
_ Moi si.

Elle vida son verre, qu'il remplit aussitôt.

_ Et j'ai gardé le meilleur pour la fin : à nous !
_ À nous ?
_ Bien sûr : nous allons nous marier.
_ Oui, mais ce ne sera pas un vrai mariage.
_ Peut-être, mais ce sera un vrai partenariat. Un partenariat parental. Cela mérite bien un toast.

Elle trinqua de nouveau avec lui avant de boire. Tom voulut la resservir, mais elle l'en empêcha en posant la main sur son verre.

_ Tous ces toasts me font tourner la tête, expliqua-t-elle, et nous avons encore beaucoup de détails à régler.
_ Exact. Par exemple, où et quand nous allons nous marier.
_ Avant d'en arriver là, il faut que nous accordions nos violons.
_ Nos violons ? répéta-t-il en haussant les sourcils, perplexe.

Elle hocha la tête.

_ Il faut que nous puissions dire comment nous nous sommes fiancés. Ma famille et mes amis voudront savoir de quelle manière vous m'avez demandée en mariage.
_ Ah oui ! Les femmes attachent de l'importance aux demandes de mariage, c'est ça ?

Il n'avait même pas pensé à cet aspect des choses.

_ Enormément, répondit-elle. Et j'ai peur de ne pas être une menteuse très convaincante.
_ Dans ce cas, je vais faire les choses comme il faut.

Il lui devait au moins cela. N'allait-elle pas passer les dix-huit prochaines années – au moins – à élever sa fille ? Il n'avait pas vraiment envisagé tout ce qui impliquait ce mariage pour Sandy : mentir à ses proches, faire de son premier mariage, l'événement dont presque toutes les femmes rêvaient, un mariage bidon.

Elle renonçait à beaucoup de choses. Alors, si elle avait envie d'une demande en mariage romantique, il allait lui en offrir une. En la matière, sa famille avait une tradition qui ferait parfaitement l'affaire. Autant s'en servir. Ce n'était pas comme s'il allait en avoir besoin une autre fois.

Il posa son verre.

_ Attendez-moi ici, dit-il. Je reviens.



____________

C'est fini maitenant, je ne préviendrai que ceux qui laissent des commentaires aux derniers chapitres, puisque si c'est pour passer 1heure à prévenir 44 personnes qui ne donnent même pas leur avis, ou même qui ne prennent pas la peine de lire, voilà quoi =]

# Posté le mercredi 11 juin 2008 13:51

Modifié le samedi 21 juin 2008 16:12

MARRE . . . Marre . . . marre . . . marre . . . marre . . . marre . . .

MARRE . . . Marre . . . marre . . . marre . . . marre . . . marre . . .




Marre d`aller au coiffeur & de se retrouver avec une coupe qu`on ne voulait pas . . . =_=







Bref, ce n'était pas le seul message à dire ^^' . J`voudrais savoir qui est - ce qui va à des Festivals des TH ? & pour ceux qui sont aller au PDP, me dire leurs impressions ? =D Merci bisous !


[ J`vais au Festival de Monaco le 5 Juillet & au Festival de Werchter en Belgique le 13 Juillet =) ]

# Posté le vendredi 20 juin 2008 17:54

Modifié le lundi 23 juin 2008 10:05

_ Chapitre 19 _




Quand Tom sortit de la cuisine, Sandy se hissa sur un tabouret de bar. Elle se retint au comptoir ; elle avait l'impression que la pièce se mettait à tanguer. Elle n'aurait pas dû boire autant de vin.

Et si ce n'était pas seulement le vin ? Et si la tête lui tournait à cause de la façon dont il l'avait fait tournoyer ? Sentir sa poitrine dure contre la sienne, ses bras d'acier autour d'elle avait certainement contribué à son ivresse.

Elle entendit des pas descendre l'escalier. Un instant plus tard, Tom passait la tête dans la cuisine.

_ Ne bougez pas, lui ordonna-t-il, je plante le décor.

Le c½ur de Sandy se mit à battre à coup redoublés. Elle avait beau savoir que c'était une mise en scène, la situation n'en demeurait pas moins excitante.
Une douce musique s'éleva.

_ C'est bon, annonça-t-il. Tout est prêt. Venez voir.

Elle se leva, un peu chancelante. Il lui prit la main et la conduisit dans le salon éclairé par la douce lueur de quelques bougies. Puis il l'entraîna jusqu'au canapé et s'assit à côté d'elle.

_ J'ai quelque chose pour vous, dit-il.

Le c½ur toujours battant, elle le vit sortir de la poche de sa chemise une petite boîte noire de la taille d'un paquet de cartes.

_ Ouvrez, lui dit-il.

Les mains tremblantes, elle souleva le couvercle. Puis elle sortit un objet doré cabossé de son écrin de velours.

_ C'est une montre à gousset ? demanda-t-elle.
_ Non, corrigea-t-il, c'est une boussole.

Elle la fit tourner dans sa main, puis elle regarda Tom d'un air interrogateur.

_ À l'origine, expliqua-t-il, elle appartenait à mon arrière-arrière-grand-père paternel, Ben. Depuis, cette boussole se transmet à l'aîné des garçons de chaque génération.
_ C'est un vrai trésor.

Tom confirma d'un hochement de tête.

_ Mon aïeul Ben participa à la bataille de 1814. Il partit en mission de reconnaissance avec un autre soldat du nom de Frank. Au cours d'une escarmouche avec six soldats anglais, Frank fut grièvement blessé. Ben fut touché aussi, mais la boussole arrêta la balle. L'impact lui brisa une côté et fendit le verre, mais on peut dire que la boussole lui a sauvé la vie.

Sandy passa le doigt sur la bosse de la boussole.

_ Ils échappèrent aux Anglais et se retrouvèrent au beau milieu des marécage. Frank perdait de plus en plus de sang. Alors qu'il semblait ne plus y avoir d'espoir, ils arrivèrent au chalet d'en trappeur français et de sa ravissante fille, Elise, qui leur donna à boire et a manger et pansa leur blessures. Ben tomba fou amoureux de la fille du trappeur ; un vrai coup de foudre. Il aurait voulu rester et l'épouser sur-le-champ, mais il devait retourner prévenir les Allemands que les Anglais étaient plus près qu'ils ne le croyaient. Frank était trop mal en point pour voyager, si bien que Ben le laissa aux soins des deux Français. Avant de partir, il offrit sa boussole à Elise en gage de son amour. Elle commença par refuser, en disant qu'il en aurait besoin pour retrouver son chemin quand il reviendrait. Il insista. La boussole avait protégé son c½ur pour qu'il puisse le lui donner, lui dit-il. Il reviendrait l'épouser dès qu'il aurait accompli son devoir envers son pays.
_ Comme c'est romantique, fit Sandy dans un souffle. C'est ce qu'il a fait ?
_ Oui, dit Tom en hachant la tête. Mais il lui fallut près d'un an pour revenir. Entre-temps, Frank, guéri, tomba lui aussi amoureux d' Elise. Son père trouvait qu'elle perdait son temps à attendre un homme qui ne reviendrait sans doute jamais. Il tenta de la convaincre d'épouser Frank, mais elle refusa. Lors d'une dispute, son père lui prit la boussole et la jeta dans le marécage.
_ Oh non ! murmura Sandy.
_ La perte de la boussole sembla brisé la volonté d' Elise, qui finit par accepter à contre-c½ur d'épouser Frank. Son père s'arrangea pour échanger une robe de mariée contre une peau d'alligator. En vidant l'animal, il trouva la boussole dans son ventre. Elise n'évanouit. Son père affirma que c'était un signe et annula le mariage. Trois jours plus tard, le jour où elle était censée épouser Frank, Ben vint la chercher pour la prendre pour femme.
_ Cela s'est vraiment passé ainsi ?

Tom haussa les épaules.

_ Je suis un peu sceptique, mais mon père dit que son arrière-grand-père jurait que c'était la vérité. Depuis, à chaque génération, le premier descendant mâle de Ben et d' Elise donne la boussole à sa fiancée en lui racontant cette histoire.

Il sortit un papier jauni de sa poche, mit un genou à terre devant elle et lui prit la main, appuyant la boussole contre sa paume.

_ Tu es mon véritable nord, celle que je cherche depuis toujours. Sans toi, je suis perdu, lut-il. Tu donnes un sens, une direction à ma vie. Mon c½ur repose dans le creux de ta main. Tu as le pouvoir de le broyer ou de l'emplir d'une joie éternelle par la réponse que tu donneras à ma prière. Veux-tu m'épouser ? demanda-t-il en scrutant son visage de son regard sombre.

Les yeux de Sandy s'emplirent de larmes.

_ C'est là que vous êtes censée dire oui, lui souffla-t-il.
_ Oui, murmura-t-elle, troublée. Oui !
_ Il nous reste un élément de la tradition à respecter, annonça-t-il, le regard brillant, en l'aidant à se relever.

Il allait l'embrasser ! Cette pensée l'hypnotisait. Elle ne savait trop si c'était dû au vin ou à l'émotion, mais elle chancela quand elle se mit debout. Peu importait, d'ailleurs, puisqu'il l'aida à conserver son équilibre en la prenant dans ses bras.

La première caresse de ses lèvres fut très douce, presque un frôlement. Chargé de retenue et de respect, c'était à peine le murmure d'un baiser.

Puis il pressa la bouche contre la sienne avec une lenteur sensuelle. Il avait un goût de vin délicieux et grisant. Un désir brûlant se répandit dans le ventre de Sandy. Il lui mordilla la lèvre inférieur, la provoquant, l'aguichant.

Il fit courir sa langue sur ses lèvres, lui enjoignant silencieusement de les ouvrir pour les accueillirent. Dès qu'elle obéit, il l'embrasse plus profondément. Son torse était ferme et chaud contre sa poitrine. Elle en voulait davantage. Elle avait l'impression que son sang s'était changé en lave. Même le métal de la boussole contre sa peau devenait chaud.

Il l'empoigna plus fermement, la souleva et la porta sur le canapé. Elle l'entraîna avec elle ; elle avait envie de sentir sa chaleur, sa dureté, son poids sur elle.

Un cri de bébé leur parvint, plaintif et perçant.

L'esprit de Sandy était tellement embrumé par la passion qu'il lui fallut plusieurs secondes pour comprendre ce qui se passait. Isabelle pleurait ! Elle était chez Tom, sur son canapé, dans ses bras.

Elle s'écarta brusquement de lui.

_ Je... Il faut que j'aille voir Isabelle, balbutia-t-elle.

À mesure qu'elle qu' elle reprenait contact avec la réalité, l'inquiétude la saisit. Avait-elle perdu la tête ? Tom était un don Juan, un homme à femmes. Il allait lui briser le c½ur. Et elle avait accepter de l'épouser ? Elle avait cru ce qu'il lui avait dit ? Le vin devait lui avoir monté à la tête.

Mais cette demande en mariage... Elle referma les doigts sur la boussole. Seigneur ! Elle n'avait jamais rien entendu de plus romantique.

Sauf que ce n'était pas vrai.

Isabelle pleurait de plus en plus fort. Sandy se leva.

_ Vous croyez que quelque chose ne va pas ? demanda Tom en fronçant les sourcils.

Ce qui n'allait pas, c'était qu'elle s'était retrouvée à l'horizontale avec lui, les lèvres soudées aux siennes.

_ Elle doit avoir faim, expliqua-t-elle. Le pédiatre a dit qu'il fallait qu'elle mange toutes les trois ou quatre heures, ce qu'elle commence à faire. C'est bon signe.

Elle parlait trop vite, comme toujours quand elle était énervée.

_ Je vais lui préparer un biberon, proposa Tom.
_ Entendu. Je... je vais aller la voir.

Elle monta l'escalier quatre à quatre. Que ne pouvait-elle fuir aussi facilement le maelström d'émotions qui tourbillonnait en elle...




_ Elle a mangé comme un vrai petit ogre, commenta Tom vingt minutes plus tard, alors que Sandy recouchait doucement une Isabelle repue et satisfaite.
_ Je vous l'ai dit, elle commence à avoir de l'appétit.
_ En effet. Et je n'en reviens pas qu'elle ait arrêté de pleurer instantanément quand vous l'avez prise, ajouta-t-il en la regardant tandis qu'ils redescendaient. Elle est folle de vous.
_ C'est réciproque. Moi aussi, je suis folle d'elle, répondit Sandy en emportant le biberon vide dans la cuisine.
_ Et moi, déclara-t-il, je suis fou de vous.

Il voulut la prendre dans ses bras, mais elle s'écarta. Elle posa le biberon dans l'évier et se tourna vers lui.

_ Tom, dit-elle, si nous voulons que notre arrangement marche, nous ne pouvons pas continuer comme cela.
_ Comme quoi ? demanda-t-il en souriant.
_ Vous savez très bien ce que je veux dire, répliqua-t-elle d'un ton qui lui fit comprendre que ce n'était pas le moment de plaisanter. Je parle de ce que nous faisions tout à l'heure.

Il fit un pas vers elle.

_ Sandy, nous allons vivre ensemble. Il existe une puissante attirance entre nous. Alors, je ne vois pas où est le problème.
_ Eh bien, moi, si. Je n'ai de relation physiques que si j'éprouve des sentiments. Nous savons l'un comme l'autre que ce ne sera pas le cas entre nous. Alors, autant na pas compliquer la situation.
_ Sandy...
_ C'est l'une des conditions que vous avez acceptées, lui rappela-t-elle.

Il poussa un soupir de frustration. Il ne voulait surtout pas lui donner des regrets alors qu'elle avait enfin accepté sa proposition. Malgré tout, il allait lui être extrêmement difficile de vivre dans la même maison qu'elle s'ils n'avaient qu'une relation platonique. Surtout après ce baiser.

Hélas, il n'avait pas le choix !

_ D'accord, dit-il à contrec½ur. Je ne m'approcherai plus de vous sauf si vous en prenez l'initiative.
_ Vous pouvez toujours rêver.
_ Ça, je vais en rêver, n'en doutez pas.

Elle retourna dans le salon, et il la suivit. Elle évita le canapé et s'assit dans un fauteuil près de la cheminée.

_ Il faut que nous mettions au point quelques détails pratiques, dit-elle.
_ Lesquels ? demanda-t-il en se laissant tomber sur le canapé.
_ Eh bien, comme Isabelle va se réveiller la nuit et demander à manger jusqu'à ce qu'elle ait pris suffisamment de poids, il vaudrait mieux que je reste auprès d'elle à partir de maintenant. Il faudrait donc que nous nous mariions le plus vite possible.
_ D'accord.

Il préférait aussi que cela se fasse avant qu'elle ait le temps de se raviser.

_ Comment voyez-vous les choses ? Si l'otite d' Isabelle est guérie, nous pourrions aller à Las Vegas demain.
_ Je ne peux pas me marier sans la présence de mes parents, répondit-elle en secouant la tête. Cela leur briserait le c½ur.

Cette histoire de parents commençait à devenir un peu casse-pieds.

_ À la mairie, alors ? Si je demande à mon avocat de rédiger les contrats au plus vite, tout devrait pouvoir être prêt pour lundi.

Elle secoua de nouveau la tête.

_ Nous ne pouvons rien faire avant d'en avoir parlé à mes parents. D'ailleurs, il faut que vous demandiez ma main à mon père.

Oh, non ! songea-t-il en la regardant avec consternation.

_ Vous plaisantez ?
_ Non. Il est un peu vieux jeu. Il s'attend que cela se passe ainsi.
_ Il vous l'a dit ?
_ Pas exactement, mais il a toujours plaisanté là-dessus. Chaque fois que je faisais une chose idiote, il me menaçait de tout raconter à mon fiancé le jour où celui-ci lui demanderait sa main.

Une chose idiote ? Il avait du mal à imaginer Sandy autrement que raisonnable.

_ Ah, oui ? demanda-t-il. Quel genre de choses idiotes faisiez-vous ?
_ Je ne sais pas. Des trucs stupides.
_ Il me faut des détails. Je ne veux pas avoir l'air trop choqué s'il met ses menaces à exécution.
_ Eh bien, par exemple, dit-elle en souriant, il m'a menacée de montrer une photo de moi avec les cheveux enroulés autour de canettes de jus d'orange.
_ Vous vous êtes enroulé les cheveux autour de canettes de jus d'orange ?
_ Oui, quand j'avais quinze ans. J'avais lu que c'était censé les rendre lisses. Mon père trouvait que c'était la chose la plus drôle qu'il ait jamais vue.
_ Et il a pris des photos ?
_ Je ne laissais jamais personne me prendre en photo.

Il se demanda pourquoi, mais il n'eut pas le temps de lui poser la question.

_ Vous vous écartez du sujet, ajouta-t-elle aussitôt. Mon père s'attend que l'homme que j'épouserai lui demande ma main.
_ D'accord, répondit-il. Quand devrais-je le faire ?
_ Nous devons dîner chez eux demain soir. Vous n'aurez qu'à le prendre à part avant que nous passions à table, afin que nous puissions annoncer la nouvelle ensuite.

Tout se compliquait bien plus qu'il ne s'y attendait, mais c'était le prix à payer pour donner une maman à sa fille. Une merveilleuse maman.

_ Entendu, dit-il.

Elle hocha la tête et se passa nerveusement la langue sur les lèvres.
Seigneur, qu'elle embrassait bien ! songea-t-il. Il ne se rappelait pas avoir jamais ressenti un tel degrés de passion aussi vite. Et il ne se serait jamais attendu à découvrir cette passion chez une femme apparemment si coincée. Il lui suffisait d'y penser pour que le désir renaisse en lui.

_ Eh bien, nous devrions aller nous coucher, suggéra-t-elle en se levant et en croisant les bras sur sa poitrine. Je suis dans la chambre à côté d' Isabelle.
_ Prévenez-moi si vous voulez de la compagnie, lança-t-il.
_ Ça n'arrivera pas, répliqua-t-elle en souriant.




__________


J`espère que vous passer une bonne soirée, pour fêter la fête de la musique ! En attendant moi je vous "poste" la suite & j`regarde Preuve à l'appui --' . . . Bref, j`espère que vous avez aimé mon 18ème chapitre =).

# Posté le samedi 21 juin 2008 16:09

_ Chapitre 20 _



_ On dirait le parking du stade un jour de match, commenta Tom le lendemain soir, en passant devant toutes les voitures garées devant la maison en brique blanche des Stedquest, dans le quartier de Lakeview. Je pensais qu'il n'y aurait que vos parents et nous.
_ Moi aussi, répondit Sandy en fronçant les sourcils. Apparemment ma mère a invité la moitié de la famille.

Génial ! songea-t-il. Non seulement il allait devoir affronter les parents de Sandy et demander sa main à son père, mais il allait aussi falloir qu'il fasse des mondanités avec le reste de sa famille.

_ Qui est là ? s'enquit-il.
_ Eh bien... le monospace est à mon frère, la Cadillac à ma grande-tante Sophie, la Toyota à mon oncle Chuck, le pick-up à mon oncle Joe, la petite Ford à ma cousine Mona...Les autres, je ne sais pas trop. Je ne me doutais pas de ce que ma mère mijotait, ajouta-t-elle en soupirant. Isabelle va détester voir tous ces gens.

« Elle ne sera pas la seule », répliqua Tom intérieurement.

_ Y a-t-il des choses qu'il faut que je sache sur les uns et les autres ?
_ Hum... mon frère est très protecteur vis-à-vis de moi. Il est inspecteur de police, alors il risque de posé pas mal de questions.

Cela promettait...

_ Oncle Joe est dur d'oreille, mais il veut faire comme s'il suivait la conversation, alors il répète les mots qu'il parvient à saisir, et n'arrête pas de dire : « Bravo ! » Quant à mon oncle Chuck, il risque de vous tenir la jambe pendant des heures. S'il vous coince, vous en avez pour la soirée. Arrangez-vous pour être avec ma mère ou un autre membre de la famille qui pourra vous tirer d'affaire quand vous ferez sa connaissance.

De mieux en mieux...

_ Autre chose ? demanda-t-il.
_ Eh bien, ma grande tante Sophie...

Sandy hésita.

_ Oui ?
_ Elle... elle aime bien flirter. Elle a quatre-vingt-cinq ans, mais elle n'a pas l'air de s'en rendre compte.
_ Comment cela ? Elle est sénile ?
_ Peut-être un tout petit peu, concéda Sandy. Mais seulement en ce qui concerne les hommes.

« Je vais bien m'amusé, tiens », songea-t-il en trouvant enfin une place, deux maisons plus loin.

_ Vous voulez que je prenne Isabelle dans la coque du siège auto ? proposa-t-il en descendant de voiture et en allant ouvrir la portière de Sandy.

Elle secoua la tête.

_ Je vais la porter dans mes bras. Ma mère a gardé un berceau qui date de l'époque où les jumeaux de mon frère étaient bébés. Espérons qu'elle s'endormira avant le dîner.

Elle ouvrit la portière arrière et se pencha à l'intérieur.

_ Salut, ma chérie, dit-elle au bébé.
_ Waouh ! s'exclama Tom. Quel sourire !

Il contempla Sandy qui détachait Isabelle de sa coque. L'encolure de sa longue robe imprimée blanc et noir s'ouvrit, lui offrant un petit aperçu de son généreux décolleté et de son soutien-gorge en dentelle noire. Il eut l'impression que son sang se mettait à bouillir dans ses veines.

Si leur union ne reposait pas sur l'amour, le désir y tenait une place indéniable. Il ne parvenait pas à oublier le baiser de Sandy. Il y avait pensé toute la nuit.

Il marcha à côté d'elle jusqu'à la maison de ses parents, dont la porte s'ouvrit avant même qu'elle ait fini de sonner. La mère de Sandy apparut, vêtue d'une robe d'un rose soutenu. Elle arborait un rouge à lèvres assorti et un grand sourire.

_ Bonsoir ! s'exclama Marie en embrassant Tom sur la joue, avant de se tourner vers sa fille pour en faire autant avec elle. Coucou, Isabelle... Quel plaisir de te voir !

Comme elle se penchait vers la petite fille, celle-ci se détourna en pleurant.
Marie s'assombrit.

_ Oh ma chérie, je ne voulais pas te fâcher...
_ Ne vous sentez pas visée personnellement, dit Tom. Elle est très timide.
_ Nous ne savions pas que tu comptais inviter toute la famille, remarqua Sandy.
_ Il n'y a que quelques personnes, riposta Marie, sur la défensive. Je pensais qu'il serait plus amusant de faire une petite réunion. Entrez, ajouta-t-elle en s'effaçant et en souriant à Tom.

Il suivit Sandy et Isabelle à l'intérieur. Le salon était bondé.
Isabelle s'empourpra. Ses pleurs devinrent des hurlements.

_ Elle n'a pas l'habitude de voir autant de monde, expliqua Sandy.
_ Tu devrais l'emmener dans la chambre d'enfant pendant que je fais les présentations, suggéra Marie.

Tom aurait préféré accompagner Sandy. Ou, mieux encore, filer d'ici. Au lieu de cela, il se força à sourire.

_ Venez, lui dit Marie en le conduisant dans le grand salon, Robert va vous servir à boire.

La pièce était décorée dans des tons de beige et de brun. Il y avait des photos de famille partout. Tom chercha des clichés de Sandy mais, avant qu'il ait pu en trouver un, Marie s'arrêta devant le bar encastré dans un meuble. Robert se tenait à côté d'elle.

_ Contant que vous ayez pu venir, dit-il.

Il lui souriait, mais son regard était circonspect. Tom se sentit un peu mal à l'aise. Robert n'était sûrement pas un homme facile à tromper. Quand il lui parlerait, il devrait s'en tenir autant que possible à la vérité. Sandy ne lui avait pas dit ce qui arriverai si son père n'approuvait pas leur mariage ; cependant, il se doutait de ce serait une cause de rupture de leur accord.

_ Que voulez-vous boire ? lui demanda Robert.
_ Une bière, s'il vous plait, répondit Tom en regardant autour de lui. C'est plutôt animé, commenta-t-il.
_ Nous avons une nombreuse famille.
_ C'est ce que Sandy m'a dit.
_ Et vous ? demanda Robert en décapsulant une bouteille de bière.
_ Ma famille est plutôt restreinte. Je me suis toujours dit que ce devrait être bien de faire partie d'une tribu comme celle-ci.
_ Vous pouvez toujours faire comme Robert, remarqua Marie. Epouse une jeune femme qui ait une grande famille. Venez Tom, poursuivit-elle en le prenant par le bras. Nous allons vous chercher à manger. Ensuite, je vous présenterai.

Elle l'entraîna à l'autre bout de la pièce, où était dressé un impressionnant buffet de hors-d'½uvre variés.

_ Eh bien ! s'exclama-t-il en admirant tartelettes au épinards, petits canapés et bâtonnets de légumes. Je comprends pourquoi votre entreprise a un tel succès.

Marie rayonnait de fierté, et se tourna vers un homme assez grand, aux cheveux blonds, semblables à ceux de Sandy.

_ Tom, voici mon fils, Dan. Et la jolie brune près de la porte, avec les jumeaux, est sa femme, Casey. Dan, voici l'ami de Sandy, Tom.
_ Bonjour, dit Dan en prenant un brick de fromage. J'ai vu votre bébé, quand vous êtes arrivé. Vous étiez marié avec sa mère ?

Il savait sûrement que non, songea Tom.

_ Non, répondit-il calmement. J'ignorais même que j'avais un bébé jusqu'à ce que je reçoive un appel m'annonçant la mort de sa mère, il y a environ un mois.
_ Ça alors ! Comment a-t-elle fait pour garder un secret pareil ?
_ Elle habitait à Hamburg, et nous ne nous étions pas parlé depuis un moment.
_ Alors, vous vous étiez séparés en mauvais termes ? demanda Dan avec un regard scrutateur.

Tom avait la désagréable sensation de répondre à un interrogatoire.

_ Non, dit-il. Nous nous étions seulement séparés.
_ Heureusement pour vous qu'elle ne vous a pas demandé de pension alimentaire, pas vrai ?

Cette fois, il n'y avait plus aucun doute : Dan était en train de la cuisiner.

_ Ella avait beaucoup d'argent. Elle avait hérité de la fortune de son père.
_ Ah, bon ? fit Dan en haussant les sourcils. Et comment est-elle morte ?
_ Nom d'un chien, Dan, ne le traite pas comme un suspect ! intervint sa femme en venant à côté de lui.

Elle se présenta avec un sourire amical.

_ Ce n'est pas grave, assura Tom. Ella est morte dans un accident de voiture, ajouta-t-il à l'intention de Dan. À Hamburg. Et au cas où vous vous poseriez la question, j'étais à Berlin au moment de l'accident.
_ Il faut que vous excusiez Dan, dit Casey en riant. Déformation professionnelle.
_ Si j'avais une s½ur et qu'elle sortait avec un jeune papa, j'aimerais aussi savoir ce qu'il en est , déclara Tom en prenant une tartelette.
_ Alors, Sandy et vous... vous sortez ensemble ? reprit Dan.

Il ne lâchait donc jamais prise ? songea Tom en confirmant d'un hochement de tête.

_ Cela veut dire que, pour vous, c'est du sérieux ?
_ Dan ! protesta sa femme en lui donnant un coup de coude.
_ C'est ma s½ur, dit-il. Je n'ai pas envie qu'elle souffre encore.

Encore ? À quoi Dan faisait-il allusion ?
Au grand soulagement de Tom, Marie Stedquest les rejoignit.

_ Tante Sophie aimerait faire votre connaissance, annonça-t-elle.
_ Faites attention, le prévint Casey. C'est une mangeuse d'hommes.
_ Tom ne risque rien, assura Marie en souriant. J'ai expliqué à Sophie qu'il était à Sandy. Et vous savez qu'elle est folle de Sandy.
_ Sophie est folle tout court, marmonna Dan.
_ Et puis, elle a emmener un cavalier.
_ Ce n'est pas un cavalier, c'est un rigolo.

Tom suivit le regard de Dan et découvrit un homme âgé vêtu d'une veste bleu électrique et coiffé d'une perruque noire qui se tenait à côté d'une vieille femme rousse en robe lavande.

_ Sois gentil, lui ordonna Casey en lui donnant encore un coup de coude.

Tom se laissa entraîner par Marie de grande-tante en cousin, puis d'oncle en tante.
Du bout du salon, il sentit le regard du père de Sandy sur lui. Autant en finir tout de suite, songea-t-il. Il avala sa salive, c'excusa et se dirigea vers le bar.

_ Monsieur... puis-je vous parler en privé un instant ? demanda-t-il.

Robert Stedquest se figea une seconde, mais se reprit si vite que Tom se demanda s'il n'avait pas imaginé sa réaction.

_ Oui, dit-il, bien sûr. Allons dans mon bureau.



___________

Alors, comment pensez-vous que Tom va demander la main de Sandy à son père ?
Est-ce qu`il acceptera ?

Ceci serait peut-être le dernier chapitre avant un mois . . .
Ou alors, si vous me motivez . . . il y en aurait un juste avant jeudi.
Alors, à vos commentaires, chères lectrices ;D !

# Posté le lundi 30 juin 2008 06:30







J'suis désolé mais j'arrive pas à mettre la suite sur l'ordi. Ma clé USB a un problème =@

# Posté le mercredi 02 juillet 2008 14:47